le Walk’hit de la semaine #5 – The dark side of Coachella

Après la playlist chill&relax à Coachella de la semaine dernière, on part explorer la dark side du festival californien, avec une playlist entièrement électro. Sur cette édition 2019, le line-up était vraiment extraordinaire. En plus de têtes d’affiches bien commerciales (hello Ariana) mais qui font du bien, Coachella a misé sur des artistes bien moins connus mais très pointus. 

Cette année, la scène électronique était bien présente dans le désert d’Indio. Evidemment, on a eu le droit à quelques DJ à tendances EDM comme Jauz, Gryffin, Bassnectar ou Anna Lunoe, qui n’ont pas vraiment excellé et ont surtout joués sur des reprises (Peut-on vraiment exceller sur de l’EDM?), mais globalement, la scène techno/house était représentée par des artistes de qualité.

Le premier jour était sûrement le plus complet, avec en tête d’affiche l’australien Fisher et son tube Losing it, qui reste cependant assez commercial (et joué sans les mains, svp!). Le danois Kölsch et la DJ Amélie Lens, ont représenté la minimal avec des sets assez dark. La scène féminine était bien présente cette année, avec les performances de Nicole Moudaber (DJ libanaise axée techno-house), Nora en Pure (deep house suisse) et Lauren Lane, un jeune américaine qui oeuvre beaucoup à Ibiza et sur la scène new-yorkaise. Vivie-ann Bakos, qui est désormais seule sur l’ex-duo Blond:ish, nous a offert un set techno house parfois un peu trop expérimental. De belles découvertes également avec le duo Walker & Royce ( tech-house new-yorkaise) et le londonien Ross from Friends et ses sons expérimentaux futuristes. Camelphat a aussi joué deux nouveaux titres, Kona et Libération, beaucoup plus deep qu’a son habitude. Enfin, Nic Fanciulli, a proposé de la vraie techno dance avec Where U at, et Understand. A noté aussi, la belle performance de Hot since 82 sur Bloodlines (deep house anglaise).

Le deuxième jour, Aphex Twin a littéralement marqué les esprits avec un set sombre très expérimental, se rapprochant beaucoup de la techno indus. Le DJ qui se produit rarement sur scène à proposé un mapping assez psyché. On parle même qu’il aurait traumatisé les fans d’EDM! Niveau minimal, c’est Stephan Bodzin, le DJ et producteur allemand, qui a mis l’ambiance avec des magnifiques titres comme Singularity, ainsi que Lee Buridge, qui a allie minimal, acid house et jungle. On est resté sur une ambiance très slow avec le (très beau) duo italien Tale of Us et un set deep house du frenchy Agoria, qui a sorti son nouvel album Drift, début 2019.

Le dernier jour a été marqué par une performance mémorable de Gesaffelstein, qui a proposé une scénographie impressionnante pour illustré son nouvel album Hyperion. Cirez D, plus connu sous le nom d’Eric Prydz a proposé une techno progressive, assez proche de la perfection, notamment avec On Off, Dare U et Glow. Une techno assez dark et minimaliste également chez Charlotte de Witte, qui jouait Space Raider, son nouvel album. Enfin, la journée s’est enchainée avec de plus petits artistes, qui se sont très bien défendus sur la scène de Coachella, comme l’israélien Guy Gerber, le hollandais Patrice Baumel et le duo anglais Dusty.

Si Coachella est vraiment connu pour ses têtes d’affiches ultra-commerciales et son côté fashionable, poussé à l’excès, l’édition 2019 a mis en valeur des artistes techno de bonne qualité. Et si vous n’y croyez toujours pas, le Walk’hit de la semaine #5 vous offre 4h30 de techno, pour vous prouver, qu’à Coachella, il y en a pour tous les goûts!

présentation Ninon

 

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